Joris Laponder à propos de notre premier trimestre : « On constate que la croissance est vraiment en marche »

Notre rédaction s’est entretenue avec Joris Laponder, CCO d’Eneco eMobility, à propos des développements de l’e-mobilité ce dernier trimestre et des perspectives pour les mois à venir. Joris : « Dans un contexte de croissance du marché, nous nous efforçons d’expliquer de plus en plus à nos partenaires ce que cette évolution signifie pour eux et leur business. Notre objectif est de pouvoir faciliter une transition sans effort, facile et future proof vers la conduite électrique. »

Joris, quel regard portez-vous sur le trimestre écoulé et sur les développements que nous y avons observés ?

Je pense qu’il est tout d’abord important de réaliser que nous sommes encore sur un marché naissant. Un marché émergent, actif depuis longtemps, mais dont on ne voit que maintenant qu’il a entamé une véritable croissance, comme nous l’avons également constaté au cours du dernier trimestre. De nombreux nouveaux modèles font leur apparition sur le marché automobile. Malgré le Covid-19, la vente de voitures électriques a augmenté, aux Pays-Bas, comme en Belgique et en Allemagne. Il n’est plus possible d’allumer la télévision sans tomber sur une publicité pour une voiture électrique. Pour moi, c’est un véritable revirement du marché, qui se répercute directement sur notre croissance.

Vous parlez d’un revirement. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Je pense qu’au sortir de la pandémie, nous aurons vraiment une idée précise du nombre de voitures électriques en circulation. On verra alors une augmentation de la demande pour des points de recharge dans le segment professionnel, afin d’offrir la possibilité à tous les conducteurs de VE qui le souhaitent de recharger leur véhicule. De plus en plus de clients disposant déjà de points de recharge souhaitent en installer davantage. Ce n’est pas seulement vrai pour les Pays-Bas : la Belgique s’approche également de ce point de basculement, et en Allemagne, on observe une croissance qui peut être considérée comme le signal de départ pour l’énorme potentiel de ce pays en matière de VE.

La mentalité change également, en Belgique, aux Pays-Bas et en Allemagne, même s’il existe des différences régionales. La Belgique se situe un peu entre les Pays-Bas et l’Allemagne ; elle se trouve maintenant au milieu de la transition. Aux Pays-Bas, nous n’entendons plus dire que la conduite électrique est ‘compliquée’. En Allemagne, le nombre de véhicules électriques est élevé, mais ceux-ci ne sont pas encore tellement visibles dans les rues. Mais cela va également changer au cours des deux prochaines années, car les constructeurs automobiles allemands investissent désormais massivement dans les modèles électriques. Ce qui montre bien que l’état d’esprit est en train de changer là-bas.

Des acteurs tels que l’ANWB (comparable à VAB, ndlr) aux Pays-Bas, avec qui nous avons récemment entamé une collaboration, veulent participer à la transition vers la mobilité électrique. Ce qui va encore accélérer les choses dans les mois à venir.

Et comment se traduit ce revirement au niveau de nos services ?

Nous sommes vraiment fiers d’avoir doublé le nombre de points de recharge en Belgique l’année écoulée, et d’avoir enregistré une croissance énorme aux Pays-Bas et en Allemagne. Nous avons maintenant installé plus de 30.000 points et émis plus de 40.000 pass de recharge. On peut donc vraiment parler de croissance continue.

Nous continuons également à faire le nécessaire pour être en mesure de mieux gérer ce processus pour les clients, cette croissance, et pour qu’il reste easy et convivial. Cela signifie également que dans nos propositions, nous tâchons de privilégier davantage la facilité du client et d’offrir des solutions de plus en plus adaptées, sachant que la demande du marché va également changer.

Je pense qu’il y aura des moments où nous constaterons que la croissance du nombre de voitures électriques et celle du nombre de points de recharge n’évoluent pas en parallèle, ce qui posera quelques problèmes dans les dix-huit prochains mois. Eneco eMobility souhaite prendre une longueur d’avance à ce niveau. Nous pensons à l’avenir afin de pouvoir informer et aider les clients le mieux possible (du moins de leur point de vue) et de leur fournir une solution adéquate, tant à la maison qu’au travail.

Vous dites penser à l’avenir. Comment guider nos clients dans cette perspective ?

Les perspectives du marché sont très bonnes maintenant, et nous devons penser à l’avenir avec le client, et non rester bloqués dans le présent. Ne pas nous demander quels sont nos besoins aujourd’hui, mais plutôt de ce qu’ils seront l’année prochaine. Ce que j’essaie de dire, c’est que dans un contexte de croissance du marché, nous nous efforçons d’expliquer de plus en plus à nos partenaires ce que cette évolution signifie pour eux et leur business. Notre objectif est de pouvoir faciliter une transition sans effort, facile et future proof vers la conduite électrique. »

Quelles sont vos attentes pour l’avenir ?

Chaque pays a son propre rythme. En Belgique et aux Pays-Bas, il y a une voiture électrique dans chaque rue et la conduite électrique y est déjà vraiment intégrée. Quand je vois la proportion de modèles électriques dans la location de voitures, je me dis que la croissance des VE sera encore plus rapide dans cinq ans, lorsque le marché de l’occasion deviendra plus important. En Belgique et en Allemagne, les modèles hybrides sont encore beaucoup plus courants qu’aux Pays-Bas. Cela fait également partie de la transition. Mais on peut également observer un changement chez les constructeurs automobiles, qui introduisent des lignes entièrement électriques. Ces parties ne se contentent plus de proposer des modèles électriques en guise d’alternative, mais les présentent comme des éléments essentiels de leur stratégie.

Pour le marché professionnel, nous sommes en train de réfléchir à la manière dont nous pouvons soutenir le client avec nos propositions et nos ressources. En Allemagne, nous allons étendre intensivement notre footprint au cours des deux prochains trimestres. Il y a de très belles choses à venir.

La croissance des derniers trimestres et des dernières années montre que nous devons penser à l’avenir. Que nous sommes parfois vulnérables, mais que nous voulons à tout moment trouver les meilleures solutions possibles pour le client. Nous avons également besoin du client pour nous aider à orienter cette croissance et ces avancées dans la bonne direction. Je me réjouis donc que nous franchissions la prochaine étape ensemble.


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Un point de recharge ou une carte de recharge Eneco eMobility vous garantit toujours que l’électricité que vous consommez est issue d’une source d’énergie renouvelable, éolienne ou solaire. Vous réduisez ainsi de 70 % vos émissions de CO2 par rapport à l’utilisation d’un véhicule thermique.

Nous sommes une filiale d’Eneco, qui est propriétaire à 100 % d’Eneco eMobility. Il n’est pas nécessaire d’être client d’Eneco pour faire une demande de point de recharge auprès d’Eneco eMobility. Nous lisons à distance les données de votre point de recharge. Par conséquent, nous n’avons aucun contact avec votre fournisseur d’électricité. 

L’installation commence par le raccordement au tableau électrique. Le câble est dirigé vers l’extérieur et vers le point de recharge. La borne de recharge est ensuite fixée au mur ou sur pied en fonction de vos préférences et des possibilités. Une fois le système monté, l’installateur teste le point de recharge et explique à l’utilisateur comment recharger son véhicule.